Le 09/11/2009 à 20:00
Café de la Danse-5 passage Louis Philippe-Métro Bastille - Paris 11
Tarif : 22 euros

"Les mondes bouleversés de William Vivanco" "Les mondes bouleversés de William Vivanco" Le public qui remplissait, en juillet 2003, le théâtre romain de Fourvière à Lyon, s’en souvient peut-être encore : en ouverture d’une nuit cubaine à l’affiche prestigieuse (Orquesta Aragon, Diego El Cigala avec Bebo Valdes), un jeune chanteur a dreadlocks et fines lunettes, totalement inconnu, avait mis tout le monde dans sa poche, au point d’obtenir un rappel... Quelques jours plus tard, au Paleo Festival de Nyon en Suisse, une foule encore plus vaste acclamait le Cubain. La raison d’un tel engouement ? Une musique acoustique avec des harmonies complexes, ancrée dans le « son » et la trova de Cuba mais largement ouverte aux courants d’air du Brésil ou de Jamaïque... Et un beau grain de voix soul. Faute de pouvoir étiqueter Vivanco, la presse se rabattait sur la ressemblance physique, évoquant Ben Harper ou Lenny Kravitz... A cette époque, William avait déjà publié son premier CD, réservé au marché cubain, et goutait à son premier succès avec la chanson « Cimarron ». Le producteur français Martin Meissonnier, gourou de la sono mondiale qui a fait découvrir à l’Occident Fela ou Khaled, se rend à Cuba pour travailler avec lui. Les démos qu’il en ramène circulent à travers l’Europe, beaucoup de labels sont intéressés mais la crise du disque les rend frileux, et l’isolement de l’île communiste n’arrange rien. A Cuba, pendant ce temps, la popularité de William va croissant, avec notamment la chanson « Café », extraite de son deuxième CD. Qui, lui aussi, ne parviendra en Europe qu’au compte-gouttes. Le chanteur élargit encore son horizon en intégrant le collectif de La Havane Interactivo, dont le nom banal cache une foisonnante créativité et une boulimie d’expérimentations, au carrefour du jazz, des traditions caraïbes et du rap. Un autre étranger ne tarde pas à suivre la piste Vivanco. C’est Robert Aaron qui, avant de travailler en France avec Raphael, a traversé comme musicien et producteur trente ans de révolutions musicales, passant de l’avant-garde new-yorkaise (James White and the Chances) à la période commercialement la plus brillante de David Bowie (le saxo de « Modern Love », c’était lui). Le fruit de cette collaboration, « El Mundo esta Cambiao » (« le monde est bouleversé »), enregistré à Cuba, porte, comme une mappemonde, les empreintes des voyages de son auteur, réels ou imaginaires : Haiti (« Palo Haitiano ») , le Brésil (« Samba de los Cotuntos »), l’Argentine (« Anaconda »), la Jamaïque (« De la Lluvia »), les Antilles françaises (« La Ouika »), le Venezuela (« Que guapanga »), l’Andalousie (« Como un tango gris ») ou un Orient poétique et imaginaire (« Del Oriente »). La production épurée de Robert Aaron fait respirer, sans concessions à l’électronique, ces douze titres écrits et composés par William qui surprennent, séduisent et s’enroulent dans la mémoire. Un peu comme Seu Jorge ou Keziah Jones: capable de s’adresser à un public rock en restant ancré dans leur tradition... Si William Vivanco est longtemps resté le secret musical le mieux gardé de Cuba, « El Mundo esta Cambiao » lui ouvre enfin les portes d’une carrière internationale.
Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com
- Signaler un contenu illicite
- Voir d'autres sites dans la catégorie Musique
Concert -
Videos Droles
- Clips musique
- Cours création de site web